Au Maître Invisible.
Il y a quelques années, j’achetai ce tout petit livre : Textes sans paroles, que j’avais trouvé ni plus ni moins que génial (si vous vous foutez de mon opinion, que faites-vous encore sur ce blog ?). A l’époque je ne trouvai aucune information sur l’auteur, ce qui ne faisait que renforcer son mystère de Maître Invisible. Aujourd’hui il est dans le Grand Ailleurs et son nom a été retrouvé … Ylipe/Labarthe merci d’avoir existé. Que tous profitent de ta sagesse infinie.
Extraits de Textes sans Paroles :
« À l’arrêt, une roue pourrait tout aussi bien être carrée. »
« Les bouteilles gardent la forme de leur contenu. »
« Le gynécologue est un dentiste qui a peur d’être mordu. »
« Le bon sens devrait être un sens interdit.»
« Cet air emprunté, un jour, il faudra le rendre. »
« Le cil est un poil qui a réussi »
« Je doute de ce que je sais, je me doute du reste. »
« Faute de but, l’homme devient une cible.»
« À BAS LES MAJUSCULES ! »
« Le premier qui a eu le téléphone n’avait pourtant personne à appeler.»
« L’incertitude, c’est la certitude de ne pas savoir. »
« On est toujours plus vieux que sur la photo. »
« Ma morale est provisoire. »
Ylipe (1936-2003)
Après avoir fait les Beaux Arts de Bordeau, Ylipe monte à Paris où il va mener une vie à la fois de dessinateur d’humour, d’auteur d’aphorismes et de peintre. Dans les années soixante, il collabore aux magazines ‘Arts’, ‘L’Express’ et ‘Lettres nouvelles’. Par la suite on le croit mort… en fait il a repris son vrai nom (Philippe Labarthe) et peint : il expose de Paris à New-York et est soutenu par Ionesco ou encore Prévert. En 1995, on le redécouvre dans une petite chronique de la ‘Quinzaine Littéraire’. Dès 2001, il fera publier ses recueils ‘Textes sans paroles’, ‘Sexes sans parole’ (aux éditions Le Dilettante). Toutes les oeuvres de sa vie auront eu cette euphorie dévastatrice que seuls dispensent les esprits libres.
Source : Evene.fr